Quand les critères de rémunération sont-ils neutres du point de vue du genre ?
Les critères qui ne regardent que le travail lui-même sont neutres du point de vue du genre
Les critères de rémunération sont neutres du point de vue du genre lorsqu'ils décrivent exclusivement le contenu de la fonction — les compétences qu'elle exige, l'effort qu'elle demande, la responsabilité qu'elle implique et les conditions dans lesquelles le travail s'effectue — et qu'ils ne créent pas de différence, directe ou indirecte, entre les hommes et les femmes. Un critère est directement discriminatoire s'il fait explicitement référence au sexe ; cela se produit rarement dans la pratique. Un critère est indirectement discriminatoire s'il semble neutre mais touche en pratique surtout un sexe, par exemple accorder un poids élevé à la force physique dans des fonctions où ce n'est pas nécessaire sur le plan fonctionnel, ou pondérer davantage l'expérience que la compétence d'une manière qui désavantage surtout les personnes qui reprennent le travail après un congé.
En pratique, cela signifie qu'une classification de fonction n'est dite neutre du point de vue du genre que si les quatre facteurs — compétences, effort, responsabilité, conditions de travail — sont pondérés de la même manière pour chaque fonction, indépendamment du fait que la fonction soit traditionnellement exercée par des hommes ou des femmes. Un critère comme « disponibilité le week-end » peut être objectif pour une fonction où cela est nécessaire, mais devient contestable dès lors qu'il sert de critère de pondération général alors qu'il a peu de rapport avec le contenu de la fonction. Cette évaluation n'est pas une question de bonnes intentions, mais de la systématique selon laquelle les fonctions sont comparées entre elles.
Fondement : article 4 de la directive et la loi générale sur l'égalité de traitement
L'obligation que la rémunération soit basée sur des critères objectifs et neutres du point de vue du genre figure à l'article 4, paragraphe 4, de la directive (UE) 2023/970, avec les compétences, l'effort, la responsabilité et les conditions de travail comme les quatre facteurs énumérés. Pour les employeurs néerlandais, l'interdiction de discrimination salariale fondée sur le sexe n'est d'ailleurs pas nouvelle : la loi générale sur l'égalité de traitement l'interdit déjà, indépendamment du statut de la proposition de loi qui transpose la directive. La directive ajoute un test systématique — la classification de fonction — mais le principe fondamental selon lequel les critères ne doivent pas discriminer directement ou indirectement s'applique déjà dans son essence.
Fondement
- Article 4 de la directive (UE) 2023/970 — critères sans discrimination directe ou indirecte fondée sur le sexe
- Loi générale sur l'égalité de traitement
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